Comment le shiatsu aide contre les problèmes respiratoires ?

Les troubles respiratoires affectent des millions de personnes à travers le monde, particulièrement en période automnale et hivernale. Du simple rhume aux pathologies chroniques comme l’asthme ou la bronchite, ces affections peuvent considérablement impacter la qualité de vie. Le shiatsu, art thérapeutique japonais millénaire, offre une approche complémentaire remarquable pour soulager et traiter ces troubles respiratoires. Cette discipline manuelle, basée sur la stimulation de points d’acupression spécifiques et la manipulation des méridiens énergétiques, agit en profondeur sur le système respiratoire en rétablissant l’équilibre énergétique du corps. Les techniques de pression digitale et palmaire du shiatsu permettent non seulement d’améliorer la capacité respiratoire, mais aussi de renforcer les défenses naturelles de l’organisme.

Mécanismes physiologiques du shiatsu sur le système respiratoire

Le shiatsu agit sur le système respiratoire selon plusieurs mécanismes physiologiques complexes qui s’articulent autour de la stimulation des points énergétiques, de l’activation du système nerveux autonome et de la libération des tensions musculaires. Cette approche holistique considère que les troubles respiratoires résultent souvent d’un déséquilibre énergétique qui perturbe la circulation du Ki, l’énergie vitale selon la médecine traditionnelle chinoise. Les techniques manuelles du shiatsu permettent de restaurer cette circulation énergétique en agissant directement sur les méridiens du Poumon et du Gros Intestin, deux voies énergétiques intimement liées au système respiratoire.

Stimulation des points d’acupression feishu et zhongfu pour l’oxygénation

Le point Feishu (V13), situé à environ 1,5 cun latéralement de la troisième vertèbre thoracique, constitue l’un des points les plus efficaces pour traiter les affections pulmonaires en shiatsu. La stimulation de ce point par pression digitale soutenue favorise la dilatation des bronches et améliore significativement l’oxygénation tissulaire. Les praticiens appliquent généralement une pression de 3 à 5 kg pendant 30 à 60 secondes, permettant une stimulation optimale des récepteurs nerveux locaux.

Le point Zhongfu (P1), premier point du méridien du Poumon, joue un rôle complémentaire essentiel dans l’amélioration de la fonction respiratoire. Situé dans la dépression sous le tiers externe de la clavicule, ce point régule la descente et la diffusion du Qi pulmonaire. Sa stimulation par des mouvements circulaires doux permet de décongestionner la cage thoracique et de faciliter l’expectoration en cas d’encombrement bronchique.

Activation du système nerveux parasympathique par les techniques de pression palmaire

Les techniques de pression palmaire utilisées en shiatsu exercent une influence directe sur le système nerveux autonome, particulièrement sur la branche parasympathique responsable de la relaxation et de la récupération. L’application de pressions lentes et rythmées sur la région thoracique stimule les récepteurs cutanés et déclenche une cascade de réactions neurophysiologiques qui favorisent la bronchodilatation naturelle.

Cette activation parasympathique se traduit par une diminution de la fréquence cardiaque, une réduction de la tension artérielle et surtout une relaxation des muscles lisses bronchiques. Les études cliniques montrent que ces techniques peuvent augmenter le débit expiratoire de pointe de 15 à

cette valeur chez certains patients souffrant de troubles respiratoires légers à modérés. Concrètement, après quelques minutes de pressions palmaires rythmées sur le thorax et la partie haute du dos, on observe souvent une respiration plus ample, un relâchement des épaules et une sensation de « dégagement » de la cage thoracique. Pour vous, en tant que receveur, cela se traduit par une impression de calme profond et par une diminution de la sensation d’oppression.

Libération des tensions intercostales et diaphragmatiques par manipulation digitale

Au-delà de l’action sur le système nerveux, le shiatsu agit aussi de manière très locale sur les muscles qui participent à la respiration, en particulier les muscles intercostaux et le diaphragme. Une mauvaise posture prolongée, le stress chronique ou des épisodes de toux répétés créent des tensions dans ces zones, qui finissent par limiter l’expansion de la cage thoracique. Le praticien de shiatsu utilise alors des pressions digitales précises le long des espaces intercostaux, de part et d’autre du sternum et sur les attaches diaphragmatiques.

Ces manipulations se font généralement avec les pouces ou les phalanges, en suivant le rythme respiratoire naturel du receveur. Lors de l’inspire, la pression est maintenue, puis légèrement relâchée à l’expire, ce qui permet aux fibres musculaires de se détendre progressivement. Vous pouvez ressentir parfois une légère douleur « bonne », signe que le tissu se dénoue et retrouve de la souplesse. Au fil des minutes, le diaphragme descend plus librement, la respiration abdominale devient plus naturelle et moins forcée.

On peut comparer ce travail à celui d’un accordeur qui détend des cordes trop tendues : en relâchant certains points clés, c’est l’ensemble de l’instrument respiratoire qui se remet à vibrer de manière plus harmonieuse. De nombreuses personnes décrivent après ce type de séance une sensation de volume accru dans les poumons, comme si l’air « entrait enfin jusqu’au fond ». En complément, certains praticiens mobilisent doucement les côtes par de légers bercements afin de restaurer leur mobilité physiologique.

Régulation du rythme cardiorespiratoire via les pressions rythmées sur le thorax

Le shiatsu utilise également des pressions rythmées sur le thorax et la région sternale pour harmoniser le couple cœur–poumons. Le praticien place souvent une ou deux mains sur le sternum et applique des pressions lentes, régulières, en synchronisation avec la respiration. Cette stimulation douce agit comme un métronome qui aide le système cardiorespiratoire à se réguler, particulièrement chez les personnes sujettes à l’essoufflement ou aux palpitations liées à l’anxiété.

D’un point de vue physiologique, ces pressions mobilisent les récepteurs mécanosensibles de la paroi thoracique et stimulent indirectement le nerf vague, grand régulateur du rythme cardiaque et respiratoire. Plusieurs travaux en neurophysiologie montrent qu’une stimulation vagale douce favorise la cohérence cardiaque, c’est-à-dire une synchronisation harmonieuse entre les battements du cœur et la respiration. Vous l’avez peut-être déjà remarqué : lorsque votre respiration se calme, votre cœur suit, et inversement.

Dans la pratique, ce travail rythmique permet de réduire la sensation de « souffle court » et d’apaiser la peur de manquer d’air, très présente dans l’asthme et certaines bronchites chroniques. Le praticien peut associer à ces pressions des consignes simples de respiration (inspiration par le nez, expiration longue par la bouche), ce qui renforce encore l’effet régulateur. On obtient ainsi un véritable « reset » cardiorespiratoire, utile autant sur le plan physique que psychique.

Protocoles thérapeutiques shiatsu pour l’asthme et la bronchite chronique

Lorsqu’il s’agit d’asthme ou de bronchite chronique, le shiatsu ne se limite pas à quelques points isolés. Les praticiens expérimentés construisent de véritables protocoles thérapeutiques respiratoires, en combinant travail des méridiens, mobilisation du dos, du thorax et régulation du système nerveux. Bien entendu, ces approches ne remplacent jamais un traitement médical, mais elles peuvent en renforcer l’efficacité, diminuer la fréquence des crises et améliorer le confort au quotidien.

Deux grandes écoles influencent particulièrement ces protocoles : le shiatsu Namikoshi, très ancré dans l’anatomie et la physiologie occidentale, et le Zen Shiatsu de Masunaga, qui insiste sur les prolongements énergétiques des méridiens dans tout le corps. En les combinant intelligemment, il est possible d’agir à la fois sur les poumons, la sphère ORL, mais aussi sur les facteurs émotionnels souvent impliqués dans les troubles respiratoires chroniques.

Séquence de traitement des méridiens poumon et gros intestin selon namikoshi

Dans l’approche Namikoshi, le traitement de l’asthme et de la bronchite commence le plus souvent par une séquence structurée sur les méridiens du Poumon (P) et du Gros Intestin (GI), tous deux liés à l’élément Métal en médecine orientale. Le patient est généralement allongé sur le dos, habillé, ce qui permet un travail précis sur le thorax, les bras et les mains. Le praticien progresse point par point, en respectant un ordre logique allant du centre du corps vers les extrémités.

Sur le méridien du Poumon, des points comme Zhongfu (P1), Yunmen (P2), Chize (P5), Lieque (P7) ou encore Yuji (P10) sont fréquemment stimulés pour favoriser la descente du Qi, soulager la toux et améliorer la ventilation pulmonaire. Sur le méridien du Gros Intestin, des points tels que Hegu (GI4), Yangxi (GI5) ou Quchi (GI11) contribuent à disperser la chaleur, réduire l’inflammation et soutenir l’élimination des mucosités. Les pressions sont en général fermes mais non douloureuses, maintenues plusieurs secondes avant de passer au point suivant.

Une particularité de l’école Namikoshi est de lier chaque point à une structure anatomique précise (muscles pectoraux, intercostaux, nerfs périphériques, zones de projection viscérale). Cette rigueur permet d’adapter l’intensité et la durée des pressions à la condition respiratoire de la personne : en phase aiguë, on travaillera plus en douceur et en dispersion, tandis qu’en phase chronique, on pourra tonifier davantage certains points pour renforcer le terrain. Pour vous, cela se traduit par une séance très structurée, où chaque pression répond à un objectif fonctionnel clair.

Application des techniques zen shiatsu de masunaga sur les zones réflexes pulmonaires

Le Zen Shiatsu, développé par Shizuto Masunaga, propose une vision élargie des méridiens, qui s’étendent bien au-delà de leurs trajets classiques. Le méridien du Poumon, par exemple, est considéré comme parcourant l’ensemble de la face antérieure du corps, depuis les clavicules jusqu’à l’abdomen et les cuisses. Cette cartographie permet d’identifier des zones réflexes pulmonaires parfois éloignées du thorax, mais fortement impliquées dans la respiration globale.

Dans un protocole pour l’asthme ou la bronchite, le praticien Zen Shiatsu pourra donc travailler, en plus du thorax, la région des épaules, des avant-bras, mais aussi l’abdomen supérieur et la partie interne des jambes. Les pressions se font souvent avec les paumes, les genoux ou les coudes, en suivant la ligne énergétique plus qu’un point isolé. Le ressenti est très global : on a parfois l’impression que le « souffle » circule de la poitrine jusqu’au ventre, puis jusque dans les pieds.

Masunaga insistait également sur le lien entre le méridien du Poumon et certains schémas émotionnels, comme la tristesse, la mélancolie ou la difficulté à « laisser partir ». Chez de nombreux patients souffrant de troubles respiratoires chroniques, ces dimensions psychiques sont bien présentes, même si elles ne sont pas toujours verbalisées. En travaillant les zones réflexes pulmonaires dans tout le corps, le Zen Shiatsu permet souvent de libérer simultanément la respiration et certaines tensions émotionnelles enfouies, ce qui diminue la réactivité bronchique au long cours.

Manipulation des points shu du dos pour la décongestion bronchique

Les points Shu du dos, situés de part et d’autre de la colonne vertébrale sur le méridien de la Vessie, jouent un rôle central dans le traitement shiatsu des problèmes respiratoires. Pour les poumons, les points clés sont Feishu (V13), déjà mentionné, et parfois Dazhui (DM14) et Gaohuangshu (V43), utilisés pour renforcer le Qi et libérer la zone thoracique postérieure. Le patient est allongé sur le ventre, ce qui permet un accès direct à la cage thoracique postérieure et aux muscles paravertébraux souvent contracturés.

Le praticien commence en général par une harmonisation globale du dos, en suivant les deux chaînes du méridien de la Vessie, puis se concentre sur V13 et les points voisins. Les pressions peuvent être perpendiculaires (verticales) ou légèrement inclinées vers la colonne, afin de mobiliser en profondeur les tissus et les structures neurovégétatives situées près des racines nerveuses. Ce travail favorise une meilleure innervation des bronches et une décongestion graduelle des poumons.

On peut comparer cette séquence à un « désembouage » du radiateur respiratoire : en libérant les tensions et les stagnations au niveau du dos, le shiatsu permet à la chaleur et à l’énergie de mieux circuler dans la zone thoracique. De nombreux patients rapportent après ce travail une toux plus productive, une meilleure expectoration et une diminution de la sensation de poids entre les omoplates. Dans les formes chroniques, la régularité des séances est déterminante pour obtenir un effet durable.

Protocole d’urgence respiratoire avec stimulation du point shanzhong

En situation de crise modérée, par exemple lors d’un épisode de gêne respiratoire ou de toux spasmodique, certains praticiens de shiatsu utilisent un protocole simplifié centré sur le point Shanzhong (Ren 17), également appelé Dan Zhong ou « Centre de la poitrine ». Situé au milieu du sternum, à la hauteur des tétons, ce point est considéré comme le grand régulateur du Qi de la poitrine en médecine traditionnelle chinoise. Sa stimulation peut aider à ouvrir la cage thoracique et à calmer la sensation d’oppression.

Le protocole d’urgence reste toutefois strictement complémentaire : il ne remplace jamais l’appel aux secours ou l’utilisation des médicaments habituels en cas de crise d’asthme sévère. En pratique, le praticien (ou l’entourage formé) place deux ou trois doigts sur Ren 17 et applique une pression progressive, maintenue pendant plusieurs respirations lentes. Cette pression peut être accompagnée de légers mouvements circulaires et d’un soutien verbal pour encourager une expiration longue et douce, condition essentielle pour casser le cercle vicieux de l’hyperventilation.

Vous pouvez aussi apprendre à stimuler Shanzhong en auto-shiatsu, en position assise ou semi-allongée. Dans un contexte de stress ou de début d’essoufflement, placer une main au centre du sternum, inspirer doucement par le nez et expirer longuement par la bouche tout en exerçant une légère pression peut aider à retrouver un rythme plus calme. Cette technique simple, semblable à un « bouton pause » posé sur la poitrine, s’intègre très bien dans les plans d’autogestion de l’asthme ou de la bronchite chronique élaborés avec votre médecin.

Traitement shiatsu des troubles respiratoires liés au stress et à l’anxiété

Une grande partie des difficultés respiratoires actuelles ne provient pas uniquement des poumons eux-mêmes, mais du stress chronique et de l’anxiété qui modifient profondément la respiration. Hyperventilation, blocage du souffle, sensation d’« étouffer » sans cause organique claire : ces symptômes sont fréquents et très déstabilisants. Le shiatsu, par son action globale sur le système nerveux, les émotions et la mécanique respiratoire, constitue un outil particulièrement adapté à ces troubles fonctionnels.

Lorsqu’une personne arrive en séance avec la gorge serrée, les épaules hautes et le souffle court, le praticien commence souvent par des techniques de recentrage : pressions douces sur le dos, les épaules et le sacrum, bercements du corps pour casser les schémas de tension, mobilisation de la respiration abdominale. L’objectif est de sortir du mode « combat–fuite » et de réactiver le système parasympathique, afin que le corps se sente à nouveau en sécurité.

Sur le plan énergétique, plusieurs méridiens sont ciblés : Poumon et Gros Intestin bien sûr, mais aussi Cœur, Maître-Cœur et Rein, intimement liés aux émotions de peur, de panique et de tristesse. Des points comme Neiguan (MC6), Shenmen (C7) ou Taixi (R3) peuvent être intégrés au traitement pour calmer l’esprit, ancrer le receveur et diminuer l’hyperréactivité respiratoire. Vous remarquerez alors que, peu à peu, la respiration quitte le haut de la poitrine pour descendre dans le ventre.

Le praticien peut également proposer quelques exercices simples à reproduire chez vous entre les séances : auto-pressions sur la zone claviculaire, auto-massage du point P1 (Zhongfu) pour ouvrir la cage thoracique, ou encore « respiration en carré » (inspiration, apnée, expiration, apnée de même durée) afin d’ancrer la détente. Ce travail régulier crée une nouvelle habitude respiratoire plus ample et plus calme, qui réduit l’intensité des crises d’angoisse et améliore la qualité du sommeil.

Applications cliniques du shiatsu dans la rééducation respiratoire post-COVID

Depuis la pandémie de COVID-19, de nombreuses personnes présentent des séquelles respiratoires : essoufflement à l’effort, fatigue persistante, oppression thoracique, toux sèche chronique. Les programmes de rééducation respiratoire proposés en milieu médical sont indispensables, mais certains patients recherchent des approches complémentaires pour accélérer leur récupération. Le shiatsu s’est progressivement intégré à ces prises en charge, notamment dans les centres de réadaptation et en cabinet privé.

Chez ces patients post-COVID, le praticien commence toujours par une évaluation attentive : niveau de fatigue, antécédents cardiaques, capacité respiratoire, tolérance au toucher. Les premières séances sont généralement douces, centrées sur le relâchement global du dos, des épaules et du thorax, avec un accent particulier sur les points Shu du Poumon (V13) et du Cœur (V15), ainsi que sur Ren 17 (Shanzhong). L’objectif initial est de diminuer la sensation de cage thoracique « rouillée » souvent décrite après une immobilisation prolongée ou un épisode de détresse respiratoire.

Au fil des semaines, lorsque la personne retrouve un peu d’endurance, le shiatsu peut accompagner de manière fine le travail de kinésithérapie respiratoire. Les pressions sur les méridiens du Poumon, du Rein et de la Rate visent à renforcer le terrain énergétique, souvent affaibli après une infection virale longue. Sur le plan subjectif, beaucoup de patients rapportent une meilleure récupération après l’effort, une diminution des douleurs musculaires respiratoires et un sommeil plus réparateur.

Un autre apport majeur du shiatsu dans le post-COVID concerne la gestion du stress et des troubles anxiodépressifs fréquemment associés aux formes longues. En offrant un espace de contact sécurisant, des pressions rythmées et un temps de pause dans le tumulte des examens médicaux, la séance favorise une réappropriation du corps et du souffle. Cette dimension psycho-corporelle est essentielle : reprendre confiance dans sa respiration, c’est aussi reprendre confiance dans sa capacité à se projeter dans l’avenir.

Contre-indications et précautions du shiatsu en cas de pathologies pulmonaires sévères

Même si le shiatsu est une pratique douce et généralement bien tolérée, certaines situations respiratoires nécessitent de grandes précautions, voire une contre-indication temporaire. En cas d’insuffisance respiratoire aiguë, de crise d’asthme sévère, d’embolie pulmonaire suspectée ou de douleur thoracique brutale, la priorité absolue reste l’appel aux services d’urgence et la prise en charge médicale. Dans ces contextes, toute manipulation, même légère, peut retarder un traitement vital.

Pour les pathologies pulmonaires chroniques sévères (BPCO avancée, fibrose pulmonaire, séquelles lourdes de COVID-19), le shiatsu peut être envisagé mais uniquement après avis médical et en bonne coordination avec l’équipe soignante. Le praticien adaptera alors la durée de la séance, l’intensité des pressions et la position (souvent en demi-assise ou sur le côté plutôt qu’allongé à plat). L’objectif n’est plus de faire un travail profond, mais d’apporter du confort, de diminuer l’anxiété et de soutenir la qualité de vie.

Parmi les précautions spécifiques, on évitera les pressions fortes sur le thorax chez les personnes présentant une ostéoporose marquée, des fractures costales récentes ou une chirurgie thoracique récente. De même, certaines zones seront ménagées en cas de port de dispositif médical implanté (pacemaker, cathéter, chambre implantable). N’hésitez jamais à signaler au praticien l’ensemble de vos traitements et de vos antécédents : plus il dispose d’informations, plus il peut adapter le shiatsu à votre situation respiratoire.

Enfin, il est important de rappeler que le shiatsu ne se substitue pas aux traitements prescrits par votre pneumologue ou votre médecin traitant. Il s’inscrit dans une démarche de complémentarité, au même titre que la rééducation respiratoire, l’activité physique adaptée ou la prise en charge nutritionnelle. Utilisé avec discernement, en respectant ses limites et ses précautions, le shiatsu peut devenir un allié précieux pour mieux vivre avec une pathologie respiratoire et retrouver, peu à peu, le plaisir de respirer librement.

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